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Ecole de prière - Revue N°51 - Janvier 2018

Le bibliodrame. Quand le texte prend chair



Comme le nom l’indique, le bibliodrame croise la Bible et le jeu théâtral (dramaturgie). La prière proprement dite intervient après un temps qui est davantage de l’ordre d’un jeu de rôle où chacun se sent acteur de la scène biblique proposée et non simple spectateur. Ici nous n’aborderons qu’une forme simplifiée où les participants restent assis en rond, sans mise en scène corporelle dans l’espace.
Les participants apprécient en général, dans cette manière de procéder, la « chair » qui est redonnée à des textes qu’ils peuvent déjà connaître depuis longtemps. Les personnages reprennent vie avec toute l’humanité que chacun apporte « avec ses tripes », avec sa propre manière d’imaginer la scène. Les uns et les autres laissent alors la Parole davantage les rejoindre et les interpeller personnellement.

Pour porter du fruit, l’animateur et les participants ont tout intérêt à suivre précisément le déroulement suivant qui a fait ses preuves. Afin que chacun puisse s’exprimer librement, un climat de confiance doit être établi dans le groupe.

Tout d’abord l’animateur aura choisi un récit, plutôt qu’un dis-cours, formant une unité et com-portant plusieurs personnages. Au préalable, il l’aura découpé en deux ou trois péricopes* selon le « scénario » du texte. Seul l’animateur a le texte en main. Il explique au fur et à mesure les différentes étapes et ne participe pas lui-même aux tours de parole.
 
Deux tours de parole puis une prière

Dans un premier temps, l’animateur lit le texte une première fois, en entier. En l’écoutant, et dans le temps de silence qui suit, chaque participant commence à choisir de s’approprier un personnage présent dans la scène, avec lequel il sent une certaine connivence spirituelle intérieure. C’est un personnage au sens large, en général un être humain mais parfois un animal ou un élément particulier de la scène. Il faut que ce soit vraisemblable même si le personnage n’est pas explicitement nommé dans le texte, par exemple quelqu’un de la foule, un disciple, la brebis perdue.

L’animateur fait ensuite une seconde lecture du même texte, en entier, qui permet de confirmer intérieurement le choix, puis chacun dit le personnage qu’il  a choisi. S’il y a plusieurs fois le même personnage ou s’il manque un personnage important, cela ne pose pas de problème.

Dans un deuxième temps, l’animateur explique qu’il va lire la scène péricope par péricope et que chacun est invité à « se mettre dans la peau » de « son » personnage, à ressentir ce qu’il vit dans cette scène, à laisser venir ce qui vient. 

Après chaque péricope, chacun, sans préparer à l’avance, redit qui il est : « je suis untel », puis exprime en une ou deux phrases ce qu’il éprouve, ce qu’il pense, dit ou fait dans cette séquence sans anticiper sur la suite du texte. Pour plus de facilité, le tour peut se faire, selon le sens du cercle, chaque personne l'une après l'autre. Chacune ne parle qu’une seule fois à chaque tour. Il est toujours possible de dire « je passe ».

Il est important d’écouter les autres et de prendre un temps de silence, avant de lire la péricope suivante, pour que chacun puisse laisser résonner en lui ce qu’il a entendu.

Dans un troisième temps, l’animateur invite chacun à quitter son personnage pour revenir à soi et se tourner vers Dieu, intérioriser et tirer profit de tous ces temps d’écoute et de parole. Après un temps de silence, ceux qui le souhaitent expriment librement leur prière à voix haute.

Pour conclure, hors du cadre de la prière, l’animateur invite chacun à exprimer comment il a vécu  cette « écoute de la Parole à plusieurs ».

 
Agnès Penet


 
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