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Courrier des lecteurs - Revue N°46 - Mars 2017

Les signaux faibles, pendant une retraite de « marche prière »






Comment devenir davantage "capteurs de signaux faibles" pour éveiller notre capacité à reconnaitre Dieu ? Un lecteur témoigne.



 

Dans le livre premier des Rois, en 19 - 12, relisons comment Dieu se manifeste à Élie :

« Il y eu un grand ouragan, mais Yahvé n’était pas dans l’ouragan, et après l’ouragan un tremblement de terre, et après le tremblement de terre, un feu ; mais Yahvé n’était ni dans le tremblement de terre ni dans le feu. Et après le feu, le bruit d’une brise légère. Dès qu’Élie l’entendit, il se voila le visage avec son manteau. »

 

Nos démarches humaines, notre perception du monde commencent souvent à la manière d’Élie : dans les ouragans, les séismes et les feux, cela ne veut pas dire que nous soyons incapables de ressentir et de décoder les autres signaux qui vont se manifester de façon discrète, mais cela veut dire que dans la fureur des éléments ou dans nos propres débordements intérieurs, nous devons nous disposer, nous mettre en capacité de goûter et sentir les légers déplacements de nos états intérieurs ?

 

Comment éveiller ou développer cette capacité ? Comment devenir davantage « capteurs de signaux faibles » ?

 

Ø  Utiliser vraiment « le mode de vie silencieux » que nous avons choisi pendant ces cinq jours, pour « ouvrir » nos « récepteurs de signaux faibles ». Le silence comme un allié, le silence accepté, le silence qui va me calmer, me surprendre, le silence qui va m’aider à passer du « mode signal fort » au « mode signal faible ».

Ø  Utiliser les temps de marche silencieuse. En m’éloignant des bavardages, la marche silencieuse va me libérer de mes inquiétudes et de ma saturation mentale. Elle va me faire accéder à « l’oraison des pas ». L’oraison qui s’installe en moi, quand la cadence de mon corps qui marche me permet la « rumination spirituelle » des thèmes de la journée, alternée avec les pauses de prière et la contemplation de la nature.

Ø  Pendant la marche, je vais sans doute voir des plantes, des oiseaux, tout ce qui concerne le bord de mer, je vais absorber ces images sans gourmandise, sans précipitation, sans gesticulation. Je peux simplement contempler la globalité du panorama qui m’est offert ou me recentrer sur un détail, une branche qui bouge, une odeur, un éclairage qui change, un bruissement, un son très faible, le léger mouvement de l’eau, bref un signal faible.

 

Je serai alors comme Élie, j’aurai la capacité de rencontrer Dieu, comme dans un clin d’œil, une rencontre en fait qui ne s’impose pas et respecte toute ma liberté.

 

Jacques Amiot

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